Le 26 juillet 2021, la formation restreinte de la CNIL a sanctionné Monsanto Company de 400 000 euros (délibération SAN-2021-012). Donneuse d'ordre d'une agence de relations publiques, la société avait fait constituer un fichier de 201 personnalités impliquées dans le débat sur le renouvellement du glyphosate : journalistes, élus, scientifiques, agriculteurs, avec une évaluation d'influence notée de un à cinq. La CNIL retient un défaut d'information des personnes et l'absence d'acte juridique encadrant la prestation. La constitution d'un fichier de lobbying n'est pas illégale en soi. Sept plaintes avaient suivi les révélations de mai 2019.